Littérature anglaise

The No.1 Ladies’ Detective Agency — Alexander McCall Smith

Édition : Abacus
Date : 1998
Pages : 233

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Wayward daughters. Missing husbands. Philandering partners. Curious conmen. If you’ve got a problem, and no one else can help you, then pay a visit to Precious Ramotswe, Botswana’s only — and finest — female private detective.

Her methods may not be conventional, and her manner not exactly Miss Marple, but she’s got warmth, wit and canny intuition on her side, not to mention Mr J.L.B. Matekoni, the charming proprietor of Tlokweng Road Speedy Motors. And Precious is going to need them all as she sets out on the trail of a missing child, a case that tumbles our heroine into a hotbed of strange situations and more than a little danger …

The No.1 Ladies’ Detective Agency n’a pas été une lecture choisie au hasard, bien au contraire. Depuis la diffusion de la série sur Arte, il y a maintenant quelque temps de cela, je me suis mis en tête de découvrir les aventures de Precious Ramotswe au travers des livres d’Alexander McCall Smith, publiés depuis 1998. Mma Ramotswe est une femme de 34 ans, décrite comme typiquement africaine de par son physique et de par son attitude. À la mort de son père, elle revend le troupeau familial et installe son affaire à Gaborone, capitale du Botswana. Une femme détective ? Cela fait bien rire les hommes. Comment une femme pourrait-elle exercer un métier comme celui-ci ? Mais Precious a réponse à tout et bientôt, les clients commencent à affluer. Les enquêtes se succèdent, toutes différentes les unes des autres, allant de la femme trompée à la magie noire.

L’histoire se déroule au Botswana, dans un pays décrit comme libre depuis la fin du protectorat britannique. Precious Ramotswe est fière de son Afrique natale et n’échangerait sa place pour rien au monde. C’est une femme forte, au caractère bien trempé, mais qui demeure tout à fait douce lorsqu’il le faut. Sur son chemin, elle rencontrera de nombreux hommes qui le traiteront comme la dernière des imbéciles et elle retournera souvent la situation à son avantage. Ce qui caractérise Mma Ramotswe, c’est bien sa repartie. J’ai vraiment apprécié son côté mama africaine qui ne se laisse pas marcher sur les pieds — car Precious a un passé, et quel passé … —, mais qui inspire confiance. Je trouve par contre dommage que le tout n’ait pas été un peu plus exploité au cours des multiples enquêtes : car oui, il n’y a pas une affaire par roman, mais bien plusieurs. Elle est d’ailleurs accompagnée de sa secrétaire, Mma Makutsi, plutôt stricte et préoccupée par l’état des comptes de l’agence. Mr J.L.B. Matekoni est le garagiste du coin et un grand ami de Precious ; je l’ai trouvé tout particulièrement attachant et amusant, par sa timidité et son malaise face à une femme aussi indépendante et aussi sûre d’elle.

Il m’est très difficile de faire une longue chronique sur ce livre. Le style de l’auteur est relativement simple, même en VO — donc n’hésitez pas si vous avez quelques notions d’anglais — et les enquêtes n’ont rien de bien compliqué. Je crois que ce n’est pas le plus important. Si vous cherchez des affaires complexes, où l’on ne peut deviner le fin mot de l’histoire avant la dernière page, ceci n’est pas pour vous. Si vous êtes en quête de simplicité, les aventures de Mma Ramotswe sont pour vous. Alexander McCall Smith nous fait découvrir divers aspects de la culture du Botswana, nous décrit avec précision les différents paysages, si bien que l’on a plus l’impression d’être dans ce pays tout gris qu’est la France, mais dans une Afrique orange, rouge, jaune, noire la nuit, entourés d’odeurs que l’on ne connaît pas, en train de boire un thé sur la véranda de la maison de Precious. J’ai apprécié connaître un peu mieux les coutumes du pays et surtout — et ça fait un bien fou — voir que des gens peuvent vivre simplement, sans se torturer l’esprit, se lier d’amitié facilement, engager une conversation sans que la police soit appelée pour harcèlement. Les enquêtes ne sont finalement qu’un prétexte pour nous parler de cette vie à l’africaine, au travers d’une femme non pas soumise, mais fière de ses réussites et du pays dans lequel elle vit.

Tout n’est cependant pas parfait dans ce roman. J’aurais aimé que l’on s’attarde parfois un peu plus sur les personnages secondaires et que la résolution des enquêtes soit un peu moins rapide. Néanmoins, je sais que ce n’est que le premier tome d’une série et je garde bon espoir, en lisant les autres (parce que je vais certainement les lire), de trouver ce qui m’avait tout particulièrement plu dans la série : des personnages qui soient tous attachants d’une façon ou d’une autre.

En conclusion. Un livre qui fait réfléchir sur soi, sur les autres, mais qui nous interrogent aussi sur les divers problèmes que peut rencontrer le continent africain, grand oublié des Occidentaux. Un roman idéal pour ce début d’été qui n’en est pas réellement un, qui se dévore en peu de temps !

Mma Ramotswe had a detective agency in Africa, at the foot of Kgale Hill. These were its assets: a tiny white van, two desks, two chairs, a telephone, and an old typewriter. Then there was a teapot, in which Mma Ramotswe — the only lady private detective in Botswana — brewed redbush tea. And three mugs — one for herself, one for her secretary, and one for the client. What else does a detective agency really need? Detective agencies rely on human intuition and intelligence, both of which Mma Ramotswe had in abundance. No inventory would ever include those, of course.

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Une réflexion sur “The No.1 Ladies’ Detective Agency — Alexander McCall Smith

  1. Je ne connaissais pas du tout !
    C’est peut-être un peu dommage qu’il y ait plusieurs enquêtes dans un seul tome sachant que plusieurs livres ont été écrits… 😮 Mais ça a l’air sympa !

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