Littérature américaine

Les Chroniques de Spiderwick, t.1, Le livre magique — Holly Black & Tony DiTerlizzi

Titre original : The Spiderwick Chronicles, The Field Guide
Édition : Pocket Jeunesse
Date : 2003
Pages : 135

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Madame Grace, en plein divorce, quitte son appartement new-yorkais avec ses 3 enfants — Mallory âgée de 13 ans et les jumeaux de 9 ans Simon et Jared — pour emménager dans une maison de style victorien ayant appartenu à la grand-tante Lucinda, internée en asile psychiatrique. La maison est en sale état, il y a des trous au plafond, du papier peint qui se décolle et des fils électriques apparents. Les enfants haïssent la bâtisse, qui ressemble à « une douzaine de cabanes empilées les unes sur les autres ». Pourtant, bien vite, ils vont se rendre compte qu’elle cache quelques secrets : quel est ce bruit que l’on entend dans les murs ? Quel est cette petite pièce qu’ils découvrent presque par hasard ? Le mystère va commencer à s’éclaircir peu à peu …

Les chroniques de Spiderwick ne m’étaient pas inconnues. Plusieurs fois, au détour d’un rayon, j’avais aperçu cette série sans véritablement y faire attention. Les mondées de fées, de farfadets, de trolls et autres créatures fantastiques ne m’attiraient absolument pas et il aura fallu que j’attende d’avoir 18 ans pour finalement daigner y accorder un peu d’intérêt. Je me suis donc lancée dans la lecture de ce petit livre avec une légère appréhension, mais aussi avec une certaine excitation à l’idée d’enfin découvrir de quoi il s’agissait : en effet, la 4ème de couverture est « masquée » et si l’on arrive à déchiffrer quelques informations, nous sommes globalement dans le flou. Le résumé ci-dessus n’est pas un résumé officiel ; je voulais prendre celui de Livraddict, mais il me semblait qu’il en révélait un peu trop.

Dans ce premier tome, nous suivons donc principalement Jared dans sa quête : il veut savoir ce qui se trame sous le toit de sa nouvelle maison et comprendre pourquoi tout lui semble si … Étrange et anormal. Après le départ de son père, il a commencé à se battre à l’école. N’ayant jamais eu d’excellents résultats scolaires, sa mère se méfie beaucoup de lui et de ce qu’il pourrait faire. C’est pourtant un garçon très attachant ; on ne peut pas dire qu’il a soif d’aventures, mais il sait s’émerveiller devant ce qu’il voit et fait montre d’une grande curiosité, dans un sens positif. Son jumeau, Simon, s’intéresse aux animaux et en a apporté tout un tas avec lui, piégés dans des bocaux. Sa nouvelle lubie : étudier les têtards. Mallory, elle, est une jeune fille dotée d’un très fort caractère, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et à qui on ne raconte pas d’histoires ; sa passion à elle, c’est l’escrime. Dans leur aventure, ils vont devoir remettre en question toutes leurs croyances et reconsidérer ce qu’est véritablement la réalité.

En dire trop serait gâcher le plaisir de la découverte. Ce très court roman est fort agréable à lire, avec un style léger, pas trop enfantin (très belle traduction), qui me fait penser à certains contes du siècle précédent. À dire vrai, si l’histoire se passe au XXème siècle, j’ai eu la sensation d’être plongée dans le XIXème siècle, à force d’errer avec eux dans cette bicoque ancienne. Le premier tome est une introduction à ce nouvel univers, qui me rappelait Le Monde de Narnia par certains côtés, Fablehaven par d’autres — mais cette dernière série est sortie après. Il se dévore d’un seul coup, sans reprendre sa respiration. Le petit plus, c’est évidemment les illustrations sublimes de Tony DiTerlizzi. Tout au long de la lecture, nous « voyons » les personnages, leurs réactions ; nous avons un aperçu de la maison, du plan du domaine, etc. Pour certains, c’est un frein à l’imagination. Pour moi, ce fut un véritable voyage et cela m’a permis de me rapprocher encore plus des personnages, ayant des visages sur lesquels je pouvais apposer des noms ; le dessin de la couverture est signé du même artiste. Enfin, je ne peux vous quitter sans mentionner la fabuleuse introduction sous forme de lettres, qui ouvre la série de la plus belle manière qui soit.

En conclusion, je dirais donc que c’est un roman jeunesse, certes, mais pas excessivement enfantin, qui se lit très aisément et est empli de poésie. On peut effectivement être déçu par le manque de descriptions, d’informations et de véritable action, mais ce premier tome ouvre des perspectives tout à fait intéressantes pour la suite. Après avoir refermé le livre, je me pose de nombreuses questions qui, j’espère, trouveront leurs réponses dans les opus suivants, pour lesquels je m’attends à un peu plus de rebondissements et de « dynamisme ».

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5 réflexions sur “Les Chroniques de Spiderwick, t.1, Le livre magique — Holly Black & Tony DiTerlizzi

  1. J’ai craqué pour cette série. J’en suis rendue au 4ème tome… je crois… J’aime bien le fait qu’ils ne soient pas long, qu’on soit directement entraîné dans les aventures des enfants. Que du plaisir!

  2. Je l’avais déniché pour 1€ ^^ Ton avis me donne envie de le sortir de ma PAL! En plus les couvertures de ces petits ouvrages sont magnifiques !

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