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Book Chat (1)

« Book Chat » est un rendez-vous lancé par Misty du blog The Book Rat. En quoi cela consiste-t-il ? Chaque mois, Misty nous propose un thème sur lequel nous pouvons débattre, donner notre avis que ce soit en vidéo ou par un article sur notre blog. Je trouvais intéressant de participer à ce rendez-vous, d’une part parce qu’il est mensuel, d’autre part parce qu’il peut donner lieu à d’intéressantes discussions. Au mois de février, elle nous proposait de parler des critiques négatives faites sur les blogs — la façon dont elles sont faites, plus particulièrement — et de la relation entre auteurs et bloggeurs — comment les auteurs réagissent-ils aux critiques, comment les fans de ces auteurs réagissent-ils. Pour le mois de mars, elle nous invite à parler de nos « Buzz words and Deal breakers ». Mais qu’est-ce donc ? En regardant la vidéo, je me suis rendue qu’il s’agissait d’exposer nos préférences littéraires. Je m’explique. Les « buzz words », ce sont les mots, les idées, les thèmes qui font tilt en nous : si tel livre parle de telle chose, alors je sais qu’il est fait pour moi et que je vais pouvoir me jeter dessus et le dévorer. À l’inverse, les « deal breakers », ce sont les mots, les idées, les thèmes qui nous rebutent un peu : si un livre est de tel genre ou s’il contient tel élément qui me déplaît profondément, alors je le laisserai de côté. Maintenant que les présentations sont faites, je me lance.

Les « Buzz words »

Commençons donc par les points positifs. Lorsque je suis en librairie, je me sens irrémédiablement attirée par certains romans ; il y a certes la couverture qui à mes yeux joue un grand rôle. On nous dit sans cesse que l’habit ne fait pas le moine, mais le « physique » d’un livre reste ce que l’on voit en premier. Elle doit être fidèle à l’intrigue, être travaillée sans être surchargée. Évidemment, je ne vais pas ne pas lire un livre juste parce que je trouve la couverture est ratée. Donc sur quoi vais-je me baser ? Le titre, déjà. Car oui, le titre aussi attire le lecteur, l’intrigue, le pousse à vouloir en savoir plus. Même chose, un titre qui ne me semble pas très alléchant ne m’empêchera pas de lire le synopsis. Là encore, je voudrais pousser un petit coup de gueule pour plusieurs raisons. Je trouve que les 4ème de couverture sont assez souvent ratées : soit on nous en dit trop, soit on nous en dit pas assez, soit on nous donne l’impression que l’on va avoir affaire à une histoire de tel type et on se retrouve avec quelque chose de tout à fait différent. Comme vous l’aurez compris, je n’aime pas particulièrement les résumés, même s’ils sont utiles dans le choix d’un livre. Pour The Unbecoming of Mara Dyer, je m’attendais à trouver un livre jeunesse intéressant, mais se rapprochant des autres du même style : pas du tout. Ambiance sombre, profondeur de la réflexion, étude psychologique des personnages, histoire d’amour, certes, mais pas prépondérante non plus. Là, je vous donne un exemple positif, mais l’inverse arrive aussi. C’est-à-dire avoir un résumé qui nous met l’eau à la bouche et finalement, quand on lit le roman, on est plus déçus qu’autre chose. Dernier élément, toujours lié à tout ce qui est extérieur au livre lui-même : j’apprécie le fait que les maisons d’édition mettent les critiques des magazines, journaux voire d’autres auteurs ; je trouve que ça donne le ton, que ça nous permet d’avoir des avis différents. Je sais qu’en Angleterre et aux États-Unis, cela se fait beaucoup : les 4ème de couverture ou les premières pages des romans sont chargées de critiques des principaux journaux ou de personnalités connues. Si l’on a par exemple aimé le livre de tel auteur et que l’on se rend compte que cet auteur a aimé tel autre livre, eh bien on peut facilement être tenté de le lire à notre tour. Ceci n’est qu’un ensemble de petites choses qui ont pourtant une importance à mon sens.

Concernant ensuite les aspects internes d’un roman, il est difficile de mettre des mots sur ce que j’aime. Je vais tâcher d’être brève. Déjà, il y a la question des époques et des lieux. Si l’on me parle d’un bouquin dont l’histoire se déroule à la Renaissance, au XIXème siècle ou dans les années 20-30, il est probable que j’y jette un œil. Ce sont des périodes qui me plaisent particulièrement et quand l’auteur s’est bien documenté, cela permet d’augmenter sa somme de connaissance, d’apprendre des choses sur la vie culturelle, sociale et politiques de ces époques. Ensuite, si l’intrigue a lieu aux États-Unis ou en Angleterre, ça m’attire aussi. En fait, il est encore plus pertinent de mettre en parallèle les époques choisies avec les lieux choisis : un roman qui se déroule dans les années 20 aux États-Unis ou au XIXème siècle en Angleterre, j’achète immédiatement ! Misty dit dans sa vidéo qu’elle aime tout particulièrement les histoires d’orphelins ; moi, j’aime les histoires d’amour et d’aventures, quand les deux se mêlent, tout est parfait. Je me suis aussi rendue compte que la plupart du temps, les personnages des romans que je lisais étaient féminins et bien souvent, ces femmes se battaient pour leur place dans la société. De manière encore plus précise, j’aime les romans humoristiques ou les romans profonds, mais ce que j’apprécie encore plus, ce sont les romans qui mettent en avant les personnages. Pour moi, une des clés d’un livre réussi, c’est l’analyse des caractères, les descriptions tant physiques que psychologiques des protagonistes. Je ne pourrais pas lire un roman où il se passe beaucoup de choses, mais où, à la fin, je n’ai pas l’impression de connaître les héros, je n’ai pas la sensation d’être proche d’eux d’une façon ou d’une autre. J’aime que les personnages soient complexes, que l’auteur prenne le temps de les faire évoluer au cours de l’intrigue, de les faire mûrir. Après, que l’on s’entende bien, je n’attends pas d’un roman qu’il me parle uniquement des personnages et que finalement, on le referme sans avoir eu l’impression d’avancer d’un pouce dans la quête/l’enquête, etc.

Les thèmes qui m’attirent le plus dans un livre sont, de manière non exhaustive : les analyses sociales d’une époque donnée, la magie — eh oui, j’aime beaucoup les romans qui me transportent dans un monde chargé de magie, le fantastique, la noirceur, les livres qui parlent de bibliothèques/de livres/de librairies. Pour les genres, j’ai découvert — et adopté — la dystopie et j’aimerais beaucoup lire des romans ou bandes dessinées uchroniques, dans le style steampunk — je pense notamment à La ligue des gentlemen extraordinaires —, et j’aime surtout lire les romans Young Adult : ça laisse encore une part de rêve.

Les « deal breakers »

Passons maintenant aux points négatifs et rebutants. Tout comme Misty, s’il a bien une chose qui m’horripile au plus haut point, ce sont les histoires d’amour faciles. Le garçon rencontre la fille, c’est le coup de foudre et au bout de la deuxième page ils sortent déjà ensemble. Je dis non. 1) C’est pas crédible, 2) Je veux bien qu’on me vende du rêve, mais dans la limite du raisonnable. Quand l’héroïne est nunuche et que son nouvel amoureux est un gros dur soit-disant mystérieux, c’est encore pire. Quand on me parle d’histoire d’amour impossible, je m’attends à ce que ce soit vraiment impossible : le schéma des deux jeunes gens qui se haïssent et qui finissent rapidement ensemble a été vu et re-vu et je m’attends à ce que ce soit très bien fait ou alors amené avec originalité. Aujourd’hui, trop de romans ont tendance à délaisser cette partie, alors je pense qu’il est important d’y faire attention. Parfois, je ne dis pas qu’il est désagréable de lire quelque chose de léger, de facile justement, mais ça a tendance à se démocratiser à vitesse grand V et je trouve cela bien dommage. Je vais revenir encore aux personnages. J’aime bien les filles inaccessibles, peu sûres d’elle ou très sûres d’elle et qui mettent à genoux les spécimens du sexe opposé — oui, encore le girl power, mais je hais les héroïnes qui se la jouent vraiment « fragiles ». Je veux bien concevoir que l’on ait tous des faiblesses, mais … Il ne faut pas non plus que ce côté ressorte de manière excessive. Si elle ne peut rien faire toute seule, si l’on voit qu’elle n’a aucune volonté, aucune force de caractère, ça peut devenir lassant au bout d’un moment. De même pour les garçons. On aime bien un peu de mystère, un passé sombre, une mauvaise réputation, un caractère de cochon, mais attention à ne pas tomber dans l’excès. Au bout d’un moment, les personnages torturés, ça va. Et du côté des méchants … La blonde peroxydée reine du lycée est souvent la méchante. Oui, d’accord. Mais quand c’est comme ça, je passe en général mon chemin. J’aime que les méchants soient « humains », c’est-à-dire qu’ils aient le physique d’un humain, mais en même temps totalement insensibles, cruels ; ceux qui voient dans le mal un amusement me plaisent particulièrement — je pense particulièrement à Moriarty.

Du point de vue de l’intrigue, je n’aime pas les évidences. Par exemple, j’adore les romans d’Agatha Christie parce que la fin m’étonne toujours. Les enquêtes sont bien menées, le lecteur connaît à peu près tous les éléments, mais il est rare que l’on trouve le coupable immédiatement. Lorsque l’on sait dès le départ comment le tout va se finir, c’est quelque peu agaçant. Les schémas classiques peuvent être agréables, mais comme toujours, il faut y ajouter une touche d’originalité pour que le tout sorte du lot et que l’on ait pas la sensation de lire sans cesse les mêmes choses. Je lis aussi des romans « évidents », mais souvent, l’histoire ou le style lui-même font passer la pilule.

Dernière chose : les cliffhangers. Vous savez, ces fins qui donnent envie de se taper la tête contre les murs et de harceler l’auteure pour qu’elle publie la suite. En fait, c’est un faux point négatif. J’aime bien qu’il y ait du suspense, mais il faut que ce soit du suspense utile. Pas quelque chose destiné uniquement à nous faire acheter la suite — en général, ça se sent. La fin de Divergent ou de The Unbecoming of Mara Dyer appelle à une suite, c’est certain. Avec le recul, je me rends compte que ces deux premiers tomes n’étaient véritablement que des introductions, très bien faites, certes, mais il faut aussi se méfier : la suite sera-t-elle aussi bonne ? C’est pourquoi j’ai tendance à préferer les « one-shot » : il y a un livre, une histoire, point final. Harry Potter est évidemment une exception. Mais en temps normal, j’apprécie le fait de refermer un livre en me disant que j’ai eu le début, le milieu, la fin et que je peux passer à autre chose.

Le rendez-vous touche à sa fin et j’espère ne pas avoir été trop barbante. Si vous voulez discuter de certains points ou faire partager votre opinion, n’hésitez pas à poster un commentaire ou bien à faire vous-même votre article. Donnez-moi aussi vos impressions : dois-je faire un article le mois prochain, sur le nouveau thème, ou cela est-il inutile ? Si vous avez d’autres idées de thèmes en tête, vous pouvez me les transmettre !

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6 réflexions sur “Book Chat (1)

  1. Je lis toujours les quatrièmes de couverture avant de choisir un livre et pareil que toi, je n’aime pas quand on nous en dit trop ou quand on nous promet quelque chose et que ce n’est pas du tout ça… Par contre, je peux me passer sans soucis des critiques. Ca ne m’aide pas vraiment à choisir un livre.
    Les jolies couvertures attirent le regard en effet par contre le titre à part s’il a vraiment quelque chose de particulier ne me tente pas vraiment. ^^
    Je n’ai pas de genre favori, je lis à peu près de tout. J’aime juste avoir quelque chose de construit, des personnages développés et pas ennuyants !

    Pareil, je n’aime pas les histoires avec des personnages superficiels.
    Ah les cliffhangers ! Je n’aime pas ça quand je referme le roman immédiatement mais je comprends tout à fait la notion de suite et que certains auteurs ont besoin de faire ça. Avec du recul, ça passe mieux ! :p

    Je trouve cette nouvelle rubrique très intéressante ! 🙂

    • Je peux aussi passer outre le titre, mais c’est vrai que parfois, il peut interpeler le lecteur, c’est en ce sens que je les trouve importants. Concernant les critiques, je peux aussi m’en passer bien sûr — surtout que c’est assez rare —, mais ça peut permettre de se faire une idée !
      Merci d’avoir donné ton avis :).

  2. Je ne connaissais pas ce RDV, c’est vraiment sympa ! Je vais me pencher sur la question lol !
    Je suis d’accord avec toi : parfois, le titre interpelle vraiment mais ça peut arriver qu’on soit déçu…Le titre nous plaisait et puis, l’histoire pas du tout !

  3. Pingback: Book Chat #1 » Sunset Avenue

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