Films

Le Château Ambulant — Hayao Miyazaki

Sophie, une jeune fille de 18 ans, fait la connaissance du magicien Hauru, jeune homme séduisant et mystérieux. Se méprenant sur leur relation, une sorcière jalouse jette un épouvantable sort à Sophie et la transforme en vieille femme de 90 ans … Quel destin attend alors Sophie ?

On ne présente plus Hayao Miyazaki, connu pour ses chefs-d’œuvre d’animation tels Princesse Mononoké ou Mon Voisin Totoro. Le Château Ambulant est l’un de mes préférés, pas spécialement pour son histoire — quoique —, mais pour sa poésie et sa magnificence au niveau du dessin. Ce film est une adaptation du roman Le Château de Hurle écrit par Diana Wynne Jones en 1986 — merci à Luthien de l’avoir mentionné !

Sophie travaille dans un magasin de chapeaux au centre d’une ville que l’on situerait, à première vue, soit en Alsace, soit en Autriche, soit en Angleterre — en fait, on ne sait pas. Un jour, elle se rend en ville pour aller voir sa sœur et se trouve interpelée par deux soldats lui bloquant le passage. C’est alors qu’apparaît un beau jeune homme, venu de nulle part, et qui la « sauve ». Malheureusement, le couple est poursuivi par des espèces d’hommes caoutchouc et doit … S’envoler pour s’en sortir. Je ne vais pas tout raconter en détail, mais il faut savoir que le soir même, quand Sophie rentre chez elle — à savoir au magasin —, une dame, la sorcière des Landes, entre dans la boutique et lui lance un sort, qui la fait considérablement vieillir. Sophie va être obligée de fuir la ville pour trouver un remède quelconque. Tout ceci se passe sur fond de guerre entre deux royaumes, dont celui où la jeune/vieille fille habite.

Ce résumé est un peu brouillon, mais ça donne à peu près le contexte. Le personnage de Sophie est extrêmement attachant. C’est une jeune fille courageuse, vaillante, qui ne se laisse pas abattre et qui ose dire ce qu’elle pense. Que ce soit en grand-mère qui n’a pas sa langue dans sa poche ou en jeune fille qui essaie de s’affirmer, je l’ai trouvée admirable. Le petit Marco, protégé d’Hauru, est vraiment mignon et même la sorcière des Landes devient attachante. Hauru est évidemment très beau, mais aussi un véritable trouillard. Calcifer est un des « personnages » les plus aboutis : c’est le feu qui permet de faire fonctionner le château ambulant. Je l’ai trouvé drôle et en même temps de bon conseil. Mais les personnages ne sont pas le seul atout de ce dessin animé. Le dessin est absolument sublime, l’ambiance créée nous emporte loin. On en prend plein les mirettes au niveau des couleurs.

Concernant l’ensemble du film, je l’ai encore une fois trouvé très poétique. Très différent de Totoro ou de Princesse Mononoké, ou encore du Voyage de Chihiro. Le Château Ambulant, c’est une histoire d’amour, mais aussi une fantastique aventure, une formidable leçon de vie. C’est un hymne à la paix, à la différence. Je le re-re-regarde sans me lasser, découvrant à chaque fois de nouvelles choses. Les interprétations peuvent être très variées, mais je vois en ce dessin animé une œuvre d’art graphique et une morale importante. La seule chose à ajouter maintenant, c’est : jetez-vous dessus !

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Une réflexion sur “Le Château Ambulant — Hayao Miyazaki

  1. Ce n’est pas mon préféré de Miyazaki mais je l’aime aussi beaucoup. J’adore le personnage de Calcifer. Sophie est une héroïne très attachante, en tant que vieille dame ou telle qu’elle est réellement. L’épouvantail est aussi sympa ! 😀

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