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Le Scandale Modigliani — Ken Follett

Ils ont entendu parler d’un fabuleux Modigliani perdu et sont prêts à tout pour mettre la main dessus : une jeune étudiante en histoire de l’art dévorée d’ambition, un marchand de tableaux peu scrupuleux et un galeriste en pleine crise financière et conjugale … Sans compter quelques faussaires ingénieux et une actrice idéaliste venant allégrement pimenter une course poursuite échevelée. Qui sortira vainqueur de cette chasse au trésor menée tambour battant, de Paris à Rimini, en passant par les quartiers huppés de Londres ?

Un Ken Follett inédit, enjoué et alerte, qui offre une peinture édifiante des coulisses du monde de l’art.

Je connaissais Ken Follett pour Les Piliers de la Terre, pas encore attaqué, et donc je ne m’attendais pas à un roman de ce genre venant de lui. L’histoire se déroule dans les années 80 et l’on suit tout un attirail de personnages dans leur quête du Graal, à savoir ce fameux Modigliani dont on ne connait rien, finalement. Une jeune étudiante en art, Dee Sleighn, vit à Paris pour les vacances d’été avec son compagnon, Mike, qui travaille lui aussi dans l’art. Son diplôme en poche, elle peut enfin préparer sa thèse dont le sujet est celui-ci : drogue et art. Comment la drogue a pu influencer l’art, etc. Elle sera amenée à découvrir l’existence du fameux tableau, mais ce ne sera pas la seule à le savoir … De Charles Lampeth en passant par Julian Black ou Samantha Wincrave, tous veulent mettre la main dessus, mais pour des raisons bien différentes.

J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteur a mis en place l’histoire, quoique ce soit assez long puisque ça prend quasiment un tiers du roman. Les parties du milieu faiblissaient ; j’avais l’impression que le récit s’essoufflait. Finalement, les rebondissements finaux ont rendu le tout vraiment haletant ! Je crois que c’est la dernière partie la plus intéressante au niveau du suspense. Le style était agréable, sans prétention et je l’ai lu en à peine une journée, ça coule tout seul. Toutefois, certains passages étaient superflus et j’aurais aimé qu’il aille plus au bout de ses raisonnements sur l’art et le marché de l’art. Parce qu’effectivement, ce dont on parle ici, c’est de la marchandisation de la culture. C’est en ça que la fin est exceptionnelle. La critique était assez violente, mais j’ai trouvé que parler des problèmes conjugaux de Julian — avec d’ailleurs des scènes assez crues — était moins intéressant que de découvrir le fonctionnement d’une galerie d’art. Le personnage de Samantha est très particulier et l’auteur ne nous explique pas tout, ce qui m’a un peu agacée. Quand je lis un livre, j’aime à connaître tous les détails à la fin. Là, ce n’est pas le cas et j’ai trouvé quelques zones d’ombre, que je ne mentionnerai pas ici pour laisser le suspense.

Comme dans le résumé, on nous parlait de voyage, je m’attendais à une véritable course poursuite nous faisant découvrir des recoins improbables de la France et de l’Italie. Si le travail fut assez bien exécuté pour le deuxième pays, j’ai été déçue de voir que peu de scènes se déroulaient à Paris, ville-lumière ! Toutefois, je ne vais pas cracher dans la soupe ; ce fut une lecture agréable, peut-être un peu ennuyeuse au milieu, mais l’auteur a bien su récupérer mon attention dans le dernier quart. J’ai appris des choses, j’ai eu quelques confirmations sur le milieu artistique, bref, je suis finalement heureuse de l’avoir lu. C’est une bonne lecture détente pour l’été !

 

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3 réflexions sur “Le Scandale Modigliani — Ken Follett

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